L’Autobus,

Au début du siècle, avant la création en 1906 du bureau de poste d’Arfons, c’était un piéton qui montait le courrier depuis  Dourgne. Lorsqu’il avait de la correspondance pour des endroits isolés, comme Ramondens, il donnait une petite pièce à un  Arfountol, qui moyennant cette petite somme l’acheminait à destination.  Le piéton redescendait à Dourgne où il ramenait le courrier d’Arfons, placé dans une boîte postale dans le village.
Accueil Personnages Edifices Métiers Cartes Postales Transports Contact
© Copyright Saissac Autrefois 2013  
 Avant 1914, Avant 1914 c’était « Belvis »  qui transportait le courrier il descendait à Saissac avec sa jument attelée à une jardinière. Pendant la guerre de 14 18 c’était la femme d’Escudié, cafetier à Saissac qui transportait le courrier sur un poney, elle logeait chez «  Pater »  Escande à Arfons, son poney était logé dans une petite remise. Le matin elle portait du lait (10 litres) pris à la famille Pujol et  l’amenait au Lampy. Partie le matin, elle attendait le passage du tramway, qui amenait les lettres depuis Bram, un employé des postes, se trouvait dans une  voiture et assurait le tri et l’oblitération des lettres.   Ayant reçu son sac de dépêches, elle reprenait la route d’Arfons où elle arrivait vers 15 heures, le courrier était alors distribué dans le  village par le receveur Mr Rey, un facteur auxiliaire assurait le transport dans les endroits isolés. Après la guerre le transport est fait par la famille Victor Gastou, d’Arfons, il avait un contrat avec la poste, il possédait une diligence qui  assurait tous les jours le transport des dépêches, du courrier et des voyageurs d’Arfons à Saissac, aller et retour dans la journée. Elle  était basée à Arfons et conduite par Victor Gastou, grand père de Raymond Gastou.   Ancien sabotier, il s’était reconverti dans cette activité

Après 1918,

Après 1918 la famille Gastou acheta un petit autobus , c’était un Fiat, qui démobilisé remplaça la diligence. Il avait été carrossé par  René Gastou, charron à Saissac . Il causa de nombreux déboires à la famille, crevaisons, pannes. Il était conduit par Léon Gastou,  oncle de Raymond Gastou, qui assura cette fonction pendant 4 à 5 ans. Il rentra ensuite dans la gendarmerie.   Il résidait chez ses parents Anna et Victor à Arfons, où leur maison et la remise de la diligence et de l’autobus se trouvait vers  Fonsaguet près de la maison Cazes.   Il transportait voyageurs et courrier avec un aller retour chaque jour. Il avait  un contrat avec la poste. Ce transport était peu rentable et fut abandonné.  Ce transport fut assuré pendant quelque temps par Léopold Jalbaud dit «  Lé Loup » oncle de Raymond Gastou. Quelques années plus tard un autre circuit faisait le tour de la Montagne  Noire. Partant de Revel un petit autobus, passait par Sorèze, Dourgne et  montait à Arfons, de là il redescendait au Lampy et à Saissac. Au passage  il prenait les écoliers des métairies hautes de Saissac, le Fajal, Laignes,  ceux du Lampy, de Buisson, de Galétis, et à 8 h ¼ ils étaient à l’école, où  ils préparaient le fameux poêle à bois. A 5 h moins le ¼ l’instituteur les  laissait sortir, un peu en avance pour leur permettre de reprendre le car qui les remmenait dans leurs campagnes.   Ce circuit persista jusque après la guerre s’arrêtant vers 1948.
Il transportait des « commissions » à effectuer chez le boucher  ou le charcutier, qu’il rapporte dans une besace. Lettres et  paquets, sont placés dans une boîte rigide de cuir noir. Il porte un képi et un pantalon bleu marine, sous sa blouse de toile, le  traitement régulier qu’il perçoit, les pourboires et les verres de  vin offerts au cours de sa tournée, font bien des envieux. Le dernier en date, vers 1900 décédera épuisé par un travail  accompli par tous les temps entre Dourgne et Arfons. (Gaston  DURAND-GORY Histoire d’Arfons)  Peut être à cause de ce décès, après 1906 et peut être avant,  le tramway de Bram à Saint Denis fonctionne depuis 1903,  un  service postal pour Arfons est mis en place à partir de  Saissac. 
V 1.20
L’Autobus,
Saissac Autrefois
"Emile Bosc en eut assez, il vendit sa diligence, passa  son permis de conduire et s'acheta un autobus. C'était un De Dion-Bouton, gros véhicule haut perché, avec à  l'avant, manivelle et pare-brises orientable, phares à  acétylène."