Louis II,

Louis né en 1630 il devient Louis II à la mort de son père Gabriel Aldonce le 7 IV 1657. Louis de Guilhem, Clermont, Caraman et Foix, comte de Clermont, Marquis de Saissac, Vicomte de Lautrec, seigneur et baron  des baronnies  de Castelnau de Bretenoux, Venez, Quilhe, Beaulieu, Boussagues et autres places. Qualification prise par Louis dans une procuration en 1658.
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Des Arrestations Arbitraires.

Louis met le trouble parmi ses vassaux par d’inutiles vexations. Il  paraît que ces vexations furent d’une nature grave. Elles portent  non seulement sur les droits politiques de la commune, mais  encore sur les personnes. Plusieurs Clermontois sont arbitrairement arrêtés et jetés dans  les prisons et les basses fosses du château, où on les maltraita.  Deux consuls sont même enlevés sur le chemin de Lodève, par  les gens du comte et détenus prisonniers pendant 8 mois dans  divers châteaux de la contrée. Aussi une émeute éclate en 1657 le seigneur poursuivi et  menacé est obligé de se réfugier dans le couvent des Récollets,  où le père gardien lui sauve la vie. Les troubles se maintiennent l’année suivante malgré les soins  que se donne pour la réconciliation des parties, le Récollet,  protecteur.
V 1.20

Période 1630   -   1703.

La Terre de Saissac devient Baronnie.

1667 Il assiste aux états de la province a Carcassonne où il a une querelle avec Pradier premier consul  d’Espalion. « Le seigneur étant à cheval lui a donné un coup de bâton sur la tête, un jour que Pradier était  revêtu de sa robe consulaire »  Il est cité à comparaître devant de la chambre des Grands Jours siégeant à  Nîmes. Il est condamné, lui absent au bannissement perpétuel, ses biens confisqués et confisqués au roi. Louis  appela de cet arrêt, le parlement de Toulouse modifia l’arrêt  et Louis continua à jouir de ses droits. En 1670 Louis obtint l’érection de la terre de Saissac, marquisat depuis 1604, en baronnie avec entrée aux  Etats du  Languedoc, à la place de Couffolens. Le premier janvier 1671, il vendit cette baronnie au marquis de  Saissac son frère. 1672 La tranquillité régnait dans la province, Clermont en aurait profité, sans les injustices et violentes  tracasseries du Comte Louis qui se montra le plus intraitable des Guilhem. Jaloux des droits que les  Clermontois tenaient de leur charte communale et de ceux qu’ils acquéraient tous les jours par les règlements  de la Province ou les lois du royaume. Le seigneur chercha toutes les occasions d’en troubler l’exercice ; il eut  voulu ramener son autorité à un absolutisme qui n’était plus possible, le sauver au moins de la décadence à  laquelle elle était condamnée sans retour. Aussi la lutte était ouverte entre la ville et le Comte et cette lutte allait  chaque jour, s’aigrissant davantage par les entreprises du seigneur et par l’inflexible résistance des vassaux. Un détenu Simon Arnaud emprisonné sous la prévention d’assassinat est trouvé sans vie dans le réduit obscur d’un cachot du seigneur. Un procès a lieu à Toulouse, le comte est condamné et débouté de toutes ses prétentions,  dont celle du serment demandé aux électeurs devant lui et non devant les consuls sortants Gabriel aspirait à se  rendre maître par-là des charges municipales. Mais incorrigible il intervient dans les élections de 1682 et 1683 ce qui lui attire une nouvelle condamnation du  parlement avec amende de 3000 livres. Ce fut la fin des hostilités Gabriel se retire au château de Venez au diocèse de Castres ou il testa le 21 mars  1691, il vit tranquille jusqu'à sa mort survenue le 12 novembre1692. Mais depuis Louis XIV la famille a son domicile à Paris et à Versailles, au 69 rue de Varennes.  Il épouse Anne Marguerite de Saint Beaussan de Margival. Son épouse Anne Marguerite de Saint Beaussan  de Margival, comtesse de Clermont Lodève, dame des Autels, Mainbressy et Mainbresson, hérita de l’ancien duché d’Halluin, en même temps que de lourdes dettes ; deux  actes de baptême lui donnent les titres  de dame d’Halluin et de Maignelay en 1662 et 1663. Les créanciers qui  avaient gagné une saisie réelle en 1643, la poursuivirent avec tant de rigueur  que le domaine saisi en 1667,  pour assurer le douaire de sa mère faillit lui échapper ; Mlle de Fontanges, maîtresse de Louis XIV en négocia l  ‘acquisition par l’intermédiaire de Louvois, au prix de 375 000 livres. Un bail judiciaire l’avait affermé en 1682  moyennant un loyer de 18 000 livres Ancienne fille d’honneur de la reine Anne Marguerite avait épousé le 29 avril 1663, un grand seigneur du Midi,  Louis de Guilhem Caraman de Foix, comte de Lodève, marquis de Saissac, vicomte de Lautrec, né le 27 juin  1630, deuxième fils et héritier de Gabriel Aldonce, comte de Clermont et de Marie Madeleine du Prat de  Nantouillet.  C’était sans doute une « beauté assez grasse » si l’on en croit Benserade qui se serait adressé à elle dans un  ballet à la cour qui disait « Ce n’est pas sans raison qu’on peut dire de vous que vous représentez une famille  entière » Quelle querelle conjugale la fit se retirer au couvent de la Conception de la rue St Honoré ? Le comte  de Saissac son beau-frère  en était apparemment la cause ; au cours de l’instruction judiciaire de l’affaire des  poisons, en 1679, un des complices de la Voisin, nommé Lesage, avoua que Saissac lui avait demandé les  moyens de se défaire de son aîné  et de conserver l’amitié de sa belle-sœur, la recette parut inefficace. Le  comte de Clermont ne mourut en effet que le 12 novembre 1692 au château de Venez près Castres. Sa veuve lui survécut jusqu’en 1703, laissant pour héritier le marquis de Longeval.
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