Louis Guilhem de Castelnau,

De Saissac (Cessac) était le frère de Louis, comte de Clermont Lodève Il portait le même prénom que son frère et comme cadet  prenait le nom de Marquis de Saissac. Il y eut 4 frères portant tous le prénom de  Louis (Hommage et flatterie vis à vis du Roi)  Il naît en 1632 N’ayant rien a prétendre dans l’héritage paternel qui revenait en entier de droit a son frère et réduit à sa légitime.  Ambitieux, débauché, libertin, n’ayant aucun espoir d’un héritage paternel, si ce n’est une  bien modeste part, il prend le petit  collet, un état ecclésiastique honoraire. Il obtient un régiment de cavalerie, s’introduit dans le monde de la cour, trichant au jeu, 1650 à Montrons 4 jeunes nobles dont Saissac courtisent la marquise de Gouville et chacun s’en croit aimé.
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Maître de Garde de Robe du Roi.

Le premier avril 1667, il gagne des  sommes énormes au financier  Herwart.    1669 Saissac  achète la charge de  maître de garde de robe du roi.   La charge de « Grand maître de la garde robe du roi » donnait le  privilège des « grandes entrées »  A 8 heures on ouvrait la porte  de la chambre du roi aux privilégiés, le frère, le fils, les petits-fils,  le grand maître de la garde robe et quelques rares personnes. Le grand maître fait partie de ceux qui présentent la chemise du  roi.

Revers de Jeu.

1671 Saissac est surpris trichant au  jeu. Il est déchu de sa charge de «  Grand maître de la garde robe ». En 1671 Il se retire en Languedoc où  depuis cette année là  il entrait aux  Etats de la province en qualité de  baron de Saissac En 1673 lors des négociations du roi Charles II pour amener la  paix avec les Provinces-Unies, le duc de Buckingham, favori de  Charles II opposé à cette paix lui proposa les moyens de faire  échouer  les desseins du ministère anglais. Il fut mandaté par le duc pour proposer au roi de France une  alliance secrète, moyennant une somme d’argent pour  convaincre le parlement anglais de maintenir une alliance avec la  France. Saissac vint à Paris et quoique le projet pour lequel il avait été  envoyé n’eut pas réussi, il obtint la révocation de son exil. Il fut  admis avec l’obligation d’être hors de vue du roi, mais son  entregent le fit approcher deux grands joueurs comme lui, le duc  d’Orléans et le Dauphin (note de Monmerqué) et il finit par être  admis à Versailles. En 1674 Il vendit la baronnie de Saissac, c’est à dire le droit  d’entrée aux Etats à M d’Alzau, qui obtint de la faire transférer sur  la terre de Pezens et en obtint l’érection en baronnie des Etats  sous le titre de Voisins le 17 XI 1674.   

Les lettres de la

Religieuse Portugaise

Michel Paléologue dans son 

étude sur « Les lettres de la  

Religieuse Portugaise »  nous 

dit « On pourrait, avec plus 

d’apparence et de raison, 

désigner comme destinataire 

des Lettres Portugaises le 

chevalier de Clermont, de la 

maison de Clermont-Lodève, 

qui prit part à l’expédition du 

Portugal en 1667 et qui fut un 

des plus hardis et célèbres 

libertins de son temps »  Ce 

comte de Clermont pourrait 

bien être notre marquis 

souvent confondu avec son 

frère, au grand détriment de 

celui-ci. Voici qui ajouterait une 

renommée, certes sulfureuse 

au palmarès de ce débauché, 

libertin, tricheur et le 

rapprocherait d’un autre « divin

marquis »

V 1.20

Période 1632   -   1705.

Emprisonné à la Bastille.

En 1679 Son ambition démesurée le poussa à demander, au magicien  Lesage, dont le vrai nom était Adam Coeuret, amoureux de la Voisin qu’il  initia à la magie noire , des moyens de se défaire de son frère le comte  de Clermont et de conserver l’amitié de sa belle-sœur. Lesage lui avait  suggéré de faire coudre par un valet, avec du fil noir un « os de mort »  dans une manche de chemise, et en avait reçu une bague de diamant  valant 4 à 500 livres, mais il la lui rendit  quand la recette parut inefficace  Lesage arrêté le dénonça et averti il s’enfuit hors du royaume où il resta  10 ans. 1680 On dit que Saissac est en fuite fort compromis dans l’affaire des  poisons .Il quitte la France en 1680 ; il ne rentra que 10 ans plus tard  pour purger sa contumace En 1691 il fut arrêté et emprisonné à la Bastille Il en sortit innocenté le 24 VII 1692. Son frère étant décédé sans enfant il hérita  de ses biens et de ses titres En 1695 Saissac assiste en qualité de baron de Clermont, aux Etats de Province tenus à Montpellier.  En 1696 Lettre de Saint Evremond à la duchesse Mazarin Vous m’avez commandé d’écrire à M de Saissac et j’ai écrit : vous m’avez commandé d’écrire en normand, et je m’en suis si bien  acquit, que je défi  M de Saissac de connoître si vous louez  ou si vous plaignez qu’il se soit contenté de vous donner des soins  inutiles, quand vous pouviez attendre les effets de ses promesses. Mille compliments, s’il vous plaît, à M le duc de Saint-Alban.  Mon petit CONCERT est achevé ; s’il le croit digne de son cabinet, je le ferai copier à ses dépens, s’entend. Je suis le premier  auteur en prose, vers et musique, qui se ruine en copistes ; il faut que mes ouvrages ne valent pas grand chose. A 70 ans il épousa le 16 3 1698 la jeune et jolie  fille du duc de Luynes et d’Anne Marie de Rohan Montbazon, Jeanne Thérèse  Pélagie née le 8 10 1675, qui lui donne un fils. Constance Alexandre de Castelnau Marquis de Saissac qui succéda à son père en 1705, à l’âge de 6 ans sous la tutelle de sa mère, mais il mourut en juillet 1715 à l’âge de 16 ans  laissant l’héritage à sa mère.. En 1700 M de Cessac (Saissac) et madame voyagent avec le roi En 1701 il est député à la Cour par ces mêmes Etats pour offrir au roi le don gratuit et le cahier des doléances Louis meurt le 25 4  1705.
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