Le Matelassier,

Le plus gros du travail du matelassier consiste à "rebattre" la laine des matelas en la cardant . Les sommiers et les matelas  faisaient tous la même longueur 190 centimètres, mais leur largeur différait .  En général 90 cm pour une place et 120 pour deux. On retranchait un centimètre pour de chaque côté afin de faciliter  l'emboîtement du sommier et du matelas dans le bois du lit. 

Confection d'un matelas,

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La machine à carder,

Les machines à carder ou "cardeuses" étaient portatives ou montées sur roues. Elles sont à balancier, avec des montants renforcés en "orme hollandais". Elles se règlent à n'importe quel écartement variable selon la matière à carder, les  dents sont en acier et fixées solidement sur les deux cardes, le bâti est en bois dur. On peut voir deux de ces cardeuses au musée de Saissac. Pour le crin, l'artisan dispose d'un machine à détordre le crin, avec deux crochets  pour crin animal ou végétal, une grande roue dentée avec poignée actionnant le  deux crochets, monture en fonte . Un bon matelas dure 5 à 6 ans sans se détériorer, ni se tasser . Le matelassier se rend au domicile des gens, il découd la toile, retire la laine et le  crin qui sont lavés et cardés. Tout mince quand on le confiait au matelassier, le  matelas devenait souple et confortable un fois "rebattu" Comme on dormait bien dessus !

Le Métier,

Pour confectionner  un matelas, il faut  d'abord foncer de  toile un châssis, le   "métier" qui correspond aux  dimensions voulues. On répartit sur  cette toile une épaisseur de laine  soigneusement cardée, puis une autre de crin et enfin une troisième de laine.  On referme le tout d'un dessus de  toile et l'on coud ensemble, sur les  rives et sur les bouts, la couverture et  le fond . Il ne reste plus qu'à piquer le  matelas pour empêcher la laine et le  crin de pocher dans leur enveloppe . Le matelassier faisait des "bouffettes"  c'est à dire piquait en pompons les  débords de chaque piqûre, pour éviter que la toile se déchire. Il faisait des  "bourrelets" tout autour du matelas.   Pour cela il utilisait toutes sortes  d'aiguilles , des petites à trois pans en  forme de lance pour coudre la toile,  une grande pour faire les "bouffettes"  et une courbe pour les bourrelets. Le matelas était monté sur une  "métier", tout en bois blanc poli,  composé de deux tréteaux,  solidement assemblés sur lesquels  s'ajustent au moyen de clavettes,  deux longues traverses latérales  percées de trous, tous les 10  centimètres.
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Confection d’un matelas
Saissac Autrefois